2016 en 12 chansons au sens figuré #spotify (2/2)

Après le sens propre, place au sens figuré ! 12 chansons, 12 mois et presque 12 saisons toutes pleines d’émotions.

JANVIER – Don’t know why, Norah Jones.
La nouvelle année commence dans le froid polaire de l’hiver. Bonnes résolutions et grandes tablées familiales s’éloignent déjà. Ceci étant dit, y-a-t’il meilleure occasion pour se remettre que de se lover dans une couette moumoute agrippé à une tasse fumante de chocolat devant l’intégrale du Parrain de Coppola ? Je vous le demande.

FÉVRIER – Wait, M83. 
Février, c’est un peu le mois de l’expectative et des ambivalences. Pour les uns, la grisaille hivernale pèse lourd sur le moral. Pour les chanceux autres qui peuvent évacuer les premiers stress citadins le nez dans la poudreuse, le bonheur est tout trouvé dans ces lignes qu’ils tracent avec plaisir et délectation. Et je parle de ski, n’allez pas me faire dire ce que je n’ai pas dit bande de drogués.

MARS – Hoppipola, Sigur Ros.
Vous les entendez les fleurs pousser ? Le soleil débarrasser le ciel de ses nuages ? Même les premières giboulées nous paraissent revigorantes. Le temps du renouveau, des coups de balai et d’inédites guinguettes. Elle s’annonce plutôt belle finalement cette année commence-t’on à penser.

AVRIL – You’re so cool, Hans Zimmer
Le mois de l’entre deux, celui où on ne sait plus trop où donner de la tête. Pull en laine ou jupe Liberty ? Sortons-nous de notre hibernation ou commençons-nous notre mutation printanière ? Pour palier l’hésitation, on fait des blagues, colle des poissons et dévore des œufs en chocolat avec délectation.

MAI – Sunbears!, Little Baby Pines
La délivrance. Enfin le beau temps s’installe durablement, enfin les jours s’allongent avec plus de conviction pendant que terrasses et verres se remplissent gaiement. Parcs et jardins figés se délivrent du givre, deviennent corne d’abondance et jouissent d’un franc succès. Même nos hormones sont de sortie dixit la science.

JUIN – Muse, Map Of Your Head
On se détend, on se relaxe, on pense aux Millenials, tous ces bouts de choux qui passent le bac. Et on se souvient que pour nous c’est déjà loin mais qu’au moins on est en âge de voter, qu’on a pas à faire le mur pour profiter et qu’on peut se payer flopée de festivals.

JUILLET – Flume, Never Be Like You
Lâchez tout, c’est les vacances ! L’été pleinement entamé devient tout un programme. L’extatique jour à rallonge nous enthousiasme, les émois amoureux chassent pour de bon nos teints blafards et on pinaille près de points d’eau pris d’assaut par la moitié de la population mondiale.

AOÛT – The Naked and the Famous, The Sun
Les rayons de notre astre préféré tranchent le ciel avec fièvre et véhémence. Nous avons voulu ce soleil, nous sommes allègrement servis. Longues siestes, hamacs et Pina Coladas sont remboursés par la sécurité sociale. En 2047. Sous le règne de Louis XIX dit le Hanneton.

SEPTEMBRE – Sébastien Tellier, La Ritournelle
Trop vite, la vie reprend son cours et ne nous laisse que peu de temps pour nous lamenter. Encore quelques derniers moments nostalgiques d’un été sur le départ… A croire que les moments de liesse sont forcément frustrants.

OCTOBRE – Ramin Djawadi, Light of the Seven
L’automne virevolte autour de nous, manteaux et couettes sentent la naphtaline. On s’accroche aux derniers carrés de ciel bleu, repoussant l’inévitable, toujours, ce moment où gants et chauffages deviennent indispensables.

NOVEMBRE – Max Richter, November
Novembre est une matraque. Il nous rappelle tous les ans qu’arrive le moment où on va se geler les miches. Notre bouton RESET avait parfaitement bien fonctionné ces mois derniers, on avait complètement oublié le froid pollué et collant du climat tempéré. Plus que du Spleen, on entre carrément dans un état de semi-dépression.

DECEMBRE – Frank Sinatra, Let it snow! Let it snow! Let it snow!
Bon, il faut que je vous dise, Frank S. et moi, c’est du sérieux. Nous vivons une grande et belle histoire d’amour par intermittence. A Noël, son timbre délicat et profond caresse d’un voile nos enivrantes soirées au coin du feu. Je me prends parfois à l’écouter en boucle des semaines entières, fantasmant à une neige qui se fait languir. Et de conclure comme lui que, nos regrets de l’année valorisent nos victoires à venir.

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