Cinq bonnes raisons de regarder True Romance ce pluvieux dimanche

Ah ce dimanche ! On l’attend pour sa grasse mat’, on l’anticipe en organisant des Brunchs-balades-expos avec les copains, on le craint même parfois lorsque la pluie frappe au carreau et que le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle… Bah tiens, comme aujourd’hui.

Contre temps à ne pas sortir un orteil de la couette, découverte d’une jolie pépite du cinéma US. Seul, à deux ou à 12, voici cinq raisons de se préparer un bon chocolat chaud et de se poser confortablement devant True Romance de Tony Scott, Road/Love Trip sorti en 1993.

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1° Pour son duo de tête sensass Christian Slater et Patricia Arquette, couple improbable de prime abord, assorti et évident par la suite. True Romance, c’est l’histoire folle d’Alabama, Call Girl pétillante, vraie, charmante à souhait et Clarence, doux rêveur fan d’Elvis avec qui il converse d’ailleurs régulièrement.
Ne s’embarrassant pas des minauderies et autres doutes habituels, les deux tourtereaux s’aiment en une nuit, se le disent et filent se marier le lendemain. Les péripéties qui s’abattent sur eux par la suite ne sont que de menus obstacles face à l’immensité de leur amour. Une Love Story comme on les aime en somme, sans fioriture, désarmante de noblesse et de naïveté.

2° Pour son duo de tête sensass Tony Scott derrière la caméra et … Quentin Tarantino à l’écriture. Ce dernier, initialement prévu à la réalisation, ne se contente que de la place de scénariste par manque de temps car déjà engagé sur le cultissime Reservoir Dogs. Le film lui doit ainsi une ambiance années 90 à la cool et le jusqu’au-boutisme de ses caricaturaux personnages. Associez ses fameux face-à-faces aux dialogues savoureux et épicés aux exagérations scéniques de Tony Scott, vous voilà captifs d’un ascenseur émotionnel fulgurant, d’une violence émouvante, missionnée pour sauver un couple onirique plongé malgré lui dans la tragi-comédie que constitue sa vie. Car Tony Scott reste aux yeux des puristes un outrancier réalisateur passé maître en l’art de l’exagération des couleurs et des mouvements de caméra excessifs. True Romance, c’est l’expression merveilleuse d’une complémentarité évidente entre deux cinémas poussifs et jubilatoires.

3° Parce que Tony Scott justement… Humbles amateurs du 7ème art hollywoodien, vous aurez tendance à privilégier les œuvres efficaces de son frère, Ridley, père bienfaiteur de l’humanité ayant enfanté d’Alien (au top), Blade Runner (sympa), Gladiator (non, pardon et oui, je sais) et du récent Seul sur Mars (excellent), entre autres films de qualité*. Il serait toutefois dommage de passer à côté des long-métrages de son cadet, moins productif au demeurant sur l’ensemble de sa carrière mais qui a su faire état d’une collection d’éléments notables et souvent mésestimée, en témoigne La critique peu avenante Télérama à la sortie en salles de True Romance.
Les Prédateurs, Spy Game, Top Gun, Ennemi d’Etat, USS Alabama… Le dynamisme de son cinéma se veut sublimé par une action non galvaudée, subtile et riche. A des années lumière du bruyant et éreintant Michael Bay (Transformers) en somme.

et les seconds rôles Superstars. Samuel L. Jackson nous fait une brève apparition et je ne vous parle pas du magnifique cadeau que nous fait Gary Oldman dans son interprétation de Drexl, mac fou furieux à l’œil vitreux et aux dreadlocks en vrac :

 Brad Pitt, Christopher Walken, Dennis Hopper… De grands noms du cinéma sont au générique. Quant à ce Val Kilmer dans le rôle d’un Elvis Presley plus vrai que le fantasme original, on aimerait bien le revoir de temps à autre sur nos grands écrans tant il est excellent.

Pour la Bande Originale signée Hans Zimmer avant qu’il n’industrialise à outrance (certains diraient même qu’il a tué la musique de film !) son joli métier de compositeur. Et même s’il fait dans la revisite pour son thème principal, il faut avouer que la rengaine You’re so cool porte bien son nom et éveille notre âme de poète en quête de chaleureux soleils.

Fermez les rideaux, ça commence.

'True Romance' Movie Stills

*La décence m'empêche de citer le prequel d'Alien, Prometheus,
 ayant déjà flingué ma réputation de critique ciné en le défendant 
pas une fois, deux fois, moult mais en vain.
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